LA PRÉVENTION DES IST DONT LE VIH ET DES HéPATITES AUPRÈS DES PERSONNES LGBT EN CONTEXTE AFRO-CARIBÉEN.

Guide pour l’acteur de prévention

Quelques données concernant les autres IST

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    En France, les HSH sont particulièrement exposés à différentes IST et une proportion considérable d’IST concerne des HSH séropositifs pour le VIH. Les enquêtes sur les modes de vie gays (EPGL 1, Net Gay Baromètre 2) montrent, depuis les années 2000, une augmentation continue des pratiques sexuelles à risque. Comme le montrent les résultats de l’Enquête Presse Gay, depuis 1997, l’utilisation systématique du préservatif ne cesse de diminuer et ce, quel que soit le statut sérologique des répondants. Elle est passée de 68% en 1997 à 47% en 2011.
    Ce constat se traduit d’une part par un niveau élevé de nouvelles contaminations au VIH chaque année, d’autre part par une augmentation des IST déclarées. Ainsi, les répondants du Net Gay Baromètre 2013 3 sont 21.8 % à déclarer avoir contracté une IST dans les 12 derniers mois ; ils étaient 8,8 % en 2009.

    L’hépatite C

    On observe par ailleurs depuis 10 ans, la survenue de maladies infectieuses aigües, notamment l’hépatite C, liées à des pratiques sexuelles à risque chez les HSH séropositifs pour le VIH (en 2010, ces coïnfections concernent 40 % des hommes homo/bisexuels, 11 % des hommes hétérosexuels et aucune femme).

    La syphilis

    On observe une résurgence de la syphilis depuis 2000. Les HSH représentent plus de 80 % des cas de syphilis rapportés en 2011 et comptent pour 88 % des cas de syphilis récente en 2012.

    Gonoccies

    On observe une augmentation des gonococcies chez les hommes depuis 10 ans. Entre 2007 et 2010, le nombre moyen de gonocoques isolés par laboratoire a doublé.
    Près de la moitié (42%) des cas de gonococcies rapportés concernent également des HSH, incluant un nombre important de coïnfections VIH-gonococcies ano-rectales.

    LGV (lymphogranulomatose vénérienne)

    Enfin, la LGV (lymphogranulomatose vénérienne) est en augmentation constante depuis 2002, elle concerne principalement les HSH.

    ! Les IST accentuent le risque d’être infecté par le VIH mais nombre d’entre elles ne présentent aucun symptôme. On peut ainsi être infecté par une ou plusieurs IST sans le savoir. Or, les IST ne sont pas suffisamment prises en compte par les acteurs de prévention. Il est donc impératif d’informer les usagers des associations sur les risques d’IST et sur la nécessité, lorsqu’on a une sexualité active, de se faire dépister régulièrement.

    Notes

    1. Velter A. et al. Enquête Presse Gays et Lesbiennes 2011, ANRS, InVS.
    2. Léobon, A. (CNRS, UMR ESO), Velter, A. (InVS), Otis J. (UQAM), Net Gay Baromètre 2013.
    3. Chiffres issus de l’analyse des 13 500 premiers questionnaires.
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