LA PRÉVENTION DES IST DONT LE VIH ET DES HéPATITES AUPRÈS DES PERSONNES LGBT EN CONTEXTE AFRO-CARIBÉEN.

Guide pour l’acteur de prévention

Les termes de la prévention biomédicale

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    traitement
    comme prévention

    Abréviation de Treatment as Prevention, traitement comme prévention. Cette idée prend en compte la preuve scientifiquement établie de la forte réduction du risque de transmission du VIH au partenaire hétérosexuel d’une personne séropositive, dont la charge virale est contrôlée53 et en l’absence d’autres IST. Lorsqu’il est efficace et bien observé par le patient, le traitement antirétroviral permet de faire baisser la quantité de VIH dans le sang, jusqu’à la rendre indétectable. La diminution de la quantité de VIH dans le sang entraîne généralement une diminution de la quantité de VIH dans le sperme et une réduction du risque de transmettre le VIH lors de rapports sexuels.
    Même avec une charge virale sanguine indétectable, il peut y avoir un risque « résiduel » de transmettre le VIH. Ce risque résiduel a été estimé comme faible chez les couples hétérosexuels sérodifférents. Les premiers résultats de  l’étude Partner montrent un niveau de protection similaire chez les couples homosexuels. Par ailleurs et dans tous les cas, il importe de rappeler que d’autres IST peuvent être transmises en l’absence de préservatif.

    prophylaxie
    pré-exposition

    Désigne en anglais la prophylaxie pré-exposition (Pre-exposure Prophylaxis), une approche expérimentale qui utilise des médicaments antirétroviraux (ARV) pour réduire le risque d’infection au VIH chez les personnes séronégatives. Avec cette intervention, les personnes séronégatives prendraient un médicament unique ou une combinaison de médicaments dans l’espoir de réduire leur risque d’infection en cas d’exposition au VIH. Des essais cliniques ont montré une réduction de 44 % du risque de transmission chez les gays avec la prise quotidienne d’ARV. D’autres essais sont actuellement en cours de réalisation, notamment l’essai Ipergay en France qui teste l’efficacité d’une prise intermittente d’ARV (avant et après un rapport sexuel) par une personne séronégative. La prise de traitement en PrEP n’est ni recommandée, ni prise en charge en France en 2013 ; elle est recommandée aux Etats-Unis sous certaines conditions.

    traitement
    post-exposition


    Désigne en français le Traitement Post-Exposition,  en anglais : Post-Exposure Prophylaxis, c’est-à-dire un traitement antirétroviral temporaire de 28 jours, prescrit dans les Services des Urgences hospitalières, immédiatement après un risque d’exposition au VIH  (jusqu’à 72 h après le risque).

    Le but est de diminuer le risque d’infection par le VIH
    dans les situations suivantes pour les HSH :

    • En cas de rupture ou de glissement du préservatif pendant un rapport sexuel, qu’il y ait eu ou non éjaculation.
    • En cas de rapport sexuel (anal ou oral) non protégé, si au moins l’un des partenaires est séropositif, ou s’il y a un doute sur la sérologie d’un des partenaires.
    • En cas de contact direct entre une muqueuse (anus, gland, bouche, yeux) ou une lésion (coupure, brûlure, plaie) et le sang ou le sperme  d’une personne séropositive ou au statut sérologique inconnu.
    • En cas d’ingestion du sperme, du liquide préséminal ou du sang d’un partenaire séropositif ou au statut sérologique inconnu.

    ! Plus le traitement est initié tôt après la prise de risque (quelques heures), plus il est réputé efficace. Les effets secondaires se font particulièrement ressentir lors des premières semaines de traitement. Pendant la durée du TPE, la personne reste potentiellement contagieuse et vulnérable à une autre contamination.

    Pour aller plus loin

    Lire le document Prévention du vih chez les HSH (2010)

    La PrEP et les autres stratégies de prévention
    par le Dr Bruno Spire

    La PrEP, par Dr Bertrand Lebouché
    Clinique L’Actuel

    La prophylaxie préexposition, ou PrEP, consiste à donner une association d’antirétroviraux à des personnes non infectées et exposées au VIH, avec l’objectif de diminuer le risque d’infection.

    La PPE, par Dr Bertrand Lebouché
    Clinique L’Actuel

    Avec le traitement postexposition sexuelle, une personne séronégative qui a réellement été exposée au VIH doit prendre des médicaments anti-VIH prescrits par un médecin pour prévenir l’infection.

    Vivre avec le VIH, par Dr Bertrand Lebouché
    Clinique L’Actuel

    Recevoir un diagnostic d’infection au virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, change la vie, même si ce n’est plus une sentence de mort. Aujourd’hui, grâce à l’amélioration considérable des traitements (la trithérapie) les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) vivent habituellement longtemps et en bonne santé.

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