LA PRÉVENTION DES IST DONT LE VIH ET DES HéPATITES AUPRÈS DES PERSONNES LGBT EN CONTEXTE AFRO-CARIBÉEN.

Guide pour l’acteur de prévention

Anulingus

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    Pour être en capacité d’écouter l’usager, l’acteur de prévention doit idéalement connaître les pratiques sexuelles qu’il est susceptible d’aborder, au regard des risques potentiellement associés. Car au - delà des questions auxquelles il pourra répondre, la connaissance des pratiques, dans leur diversité, favorise le lien de confiance avec l’usager qui osera davantage aborder ses propres pratiques sans craindre de surprendre ou d’être jugé.

    Dans ce modèle, nous évaluons le risque que comporte un épisode unique de chaque pratique sexuelle. La réalité de l’activité sexuelle est souvent plus complexe que cela, car elle est rarement limitée à un seul épisode ou à une seule pratique. Elle n’est pas non plus forcément limitée à un seul partenaire à la fois. De plus, l’ordre de succession de certaines pratiques sexuelles influencera le degré de risque potentiel.

    Définition

    Lécher/manger le (trou du) cul

    L’anulingus  consiste à exciter son  (sa) partenaire sexuel (le) au niveau de l’anus ou de son pourtour, au moyen de sa langue. L’anus est une des zones érogènes du corps dont la stimulation peut dans certains cas amener à l’orgasme.

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    Transmission

    L’anulingus peut favoriser la transmission des maladies sexuellement transmissibles comme l’hépatite, l’herpès la syphilis, la blennorragie (gonorrhée), mais aussi des bactéries ou parasites intestinaux. La transmission du VIH est rare dans ces pratiques bucco-anales. Le risque est le même qu’en cas de cunnilingus. Il peut y avoir du virus VIH dans les sécrétions anales, même s’il n’y en a pas dans les matières fécales
    L’éventuelle présence de lésions sur la muqueuse anale et/ou buccale et de saignements peut augmenter le risque de transmission du VIH. La muqueuse anale est plus exposée au risque que la muqueuse buccale. Par ailleurs, il est recommandé d’éviter cette pratique en cas d’irritation ou de saignement des gencives, et de l’anus, après une pénétration anale, même protégée.

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    Tout risque associé à l’anulingus peut être réduit par l’utilisation d’un protecteur tel qu’une digue dentaire ou un préservatif neuf coupé avec soin dans le sens de la longueur et placé entre la bouche et l’anus, comme barrière.

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    évaluation du risque
    de
    transmission du VIH

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